Le 22 octobre, le projet de loi S-4 criminalisant le vol d'identité (et plus précisément le fait de posséder de façon non autorisée les données personnelles d'autrui) recevait la sanction royale.
Le texte de la loi est accessible sur le site du parlement.
En parallèle, les deux projets de loi C-46 et C-47 qui visent la modernisation des techniques d'enquête (notamment en matière d'interception des communications électroniques) de la police font l'objet de débats à la Chambre des communes. Le sommaire législatif du projet de loi C-47, qui en explique l'origine et en détaille les objectifs peut être consulté ici.
samedi 31 octobre 2009
mardi 13 octobre 2009
Les pirates s'en prendront-ils bientôt à votre robot?

Une lecture plus approfondie de cet article laisse quand même perplexe. Tout d'abord, deux des trois machines étudiées sont des robots pour enfant dont le côté ludique a certainement primé sur l'aspect sécurité lors de la conception. Je ne pense pas qu'une étude sur les robots militaires qui sont de plus en plus nombreux sur le champ de bataille ait donné les mêmes résultats (mais les budgets de recherche étant ce qu'ils sont, c'est certainement moins cher de se procurer un robot à quelques dizaines ou centaines de dollars). Un chercheur en sécurité informatique penserait-il sérieusement publier une mise en garde contre les brèches de sécurité qui frappent les ordinateurs pour enfant conçus afin de faciliter l'apprentissage de la lecture et du calcul?
Par ailleurs, au delà des vagues menaces à la vie privée, je ne résiste pas à la traduction de quelques passages plus spécifiques sur les risques que les pirates pourraient faire peser sur les usagers de ces robots:
"Vandalisme robotique: Un attaquant peut exploiter les vulnérabilités du Rovio et du Spykee pour endommager les objets fragiles dans leur environnement immédiat... Bien que ces robots n'aient pas encore suffisamment de puissance pour faire tomber des objets des tables, des robots similaires dans le futur pourraient avoir de telles capacités, ce qui pourrait potentiellement générer des risques pour la sécurité. Par exemple, si un robot fait tomber un bol de grains de raisins posé sur une table basse, cela pourrait représenter un risque d'étouffement pour un enfant en bas âge."Comme on le voit, il y a vraiment là de quoi inspirer les prochains scénaristes de Terminator 5.
"Attaques psychologiques: En nous projetant un peu plus dans l'avenir, nous estimons que des attaques psychologiques pourraient potentiellement se servir de robots compromis... Un attaquant, peut-être un enfant malveillant du quartier, pourrait exploiter le lien privilégié [entre un enfant autiste] et son robot pour causer un préjudice psychologique à l'enfant. D'autres formes d'attaques psychologiques sont aussi possibles, comme d'utiliser un robot pour arranger des objets sur le sol afin de former un symbole menaçant ou insultant ou pour systématiquement harceler le chien de la famille pendant que les occupant du domiciles sont à l'extérieur." (p. 6)
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samedi 10 octobre 2009
Le directeur du FBI interdit de transactions bancaires en ligne (par sa femme)

via The Register
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mercredi 7 octobre 2009
Le premier sondage français sur l'usurpation d'identité
À ma connaissance, le sondage réalisé par le CREDOC pour Fellowes est le premier instrument de mesure de l'ampleur de l'usurpation d'identité en France.
D'après les résultats de ce sondage, 4,2% de la population française âgée de 15 ans et plus aurait été victime au cours des 10 dernières années, ce qui est considérablement moins que ce que l'on observe en Amérique du Nord, où les chiffres oscillent autour de 5% de la population adulte victime chaque année.
La difficulté dans ce type de sondage réside dans la méconnaissance qu'ont les répondants de ce que recouvre le terme "usurpation d'identité", particulièrement lorsque celui-ci vient de faire son apparition dans la terminologie des menaces criminelles. Ainsi, dans le cadre d'un sondage mené au Québec sur le même sujet pour le Ministère de la Sécurité Publique, nous avons pu démontrer que les répondants tendent à considérablement sous-évaluer leur taux de victimisation, n'associant pas le crime dont ils ont été victime au terme générique utilisé par l'institut de sondage.
Comme dans bien des pays, il est également frappant de noter que ce sondage est financé par des intérêts privés, même s'il met en lumière un problème indéniable de sécurité publique.
D'après les résultats de ce sondage, 4,2% de la population française âgée de 15 ans et plus aurait été victime au cours des 10 dernières années, ce qui est considérablement moins que ce que l'on observe en Amérique du Nord, où les chiffres oscillent autour de 5% de la population adulte victime chaque année.
La difficulté dans ce type de sondage réside dans la méconnaissance qu'ont les répondants de ce que recouvre le terme "usurpation d'identité", particulièrement lorsque celui-ci vient de faire son apparition dans la terminologie des menaces criminelles. Ainsi, dans le cadre d'un sondage mené au Québec sur le même sujet pour le Ministère de la Sécurité Publique, nous avons pu démontrer que les répondants tendent à considérablement sous-évaluer leur taux de victimisation, n'associant pas le crime dont ils ont été victime au terme générique utilisé par l'institut de sondage.
Comme dans bien des pays, il est également frappant de noter que ce sondage est financé par des intérêts privés, même s'il met en lumière un problème indéniable de sécurité publique.
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